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Peut-on sauver Twitter ?

Une longue et douloureuse s’ouvre au réseau social. Une fin inéluctable ?

Le signal d’alarme est tiré, les investisseurs ne sont pas contents. Twitter est en perte de vitesse et rapporte moins à ses actionnaires qu’initialement prévue. Branle-bas le combat, il faut sauver Twitter !

Des recettes publicitaires en hausse, mais moins d’utilisateurs actifs. L’Oiseau bleu aurait également du mal à capter de nouveaux de nouveaux inscrits.

Est-ce une surprise ? A mon sens non. Loin s’en faut, tout simplement parce que Twitter est un ovni dans l’univers des réseaux sociaux. Un véritable ovni. Le truc que vous regardez avec les yeux grands ouverts sans comprendre ce que vous voyez à l’écran.

La force de Twitter

Il n’existe rien de comparable à ce réseau sur le web. Rien. Twitter est unique, à part, singulier. C’est aussi cela qui fait sa force.

Twitter est sans doute un des outils les plus virales d’internet. En quelques secondes à peine, une information peut faire le tour de la planète, bien plus vite que sur Facebook. Twitter vit de l’instant présent. C’est le chaud, la réaction immédiate, dans la pure émotion, avec ce qu’elle comporte de bon ou de mauvais. En cela, Twitter est humain, très humain.

Arriver sur Twitter n’est pas chose évidente, mais c’est comme tout, cela s’apprend. Si vous attendez que tout vous tombe tout cuit sur votre time line, vous allez vite vous ennuyer. Pour s’en persuader, il suffit de voir le nombre de comptes existant depuis plusieurs années et actifs depuis moins de quelques mois.

Twitter n’est pas facile à appréhender. Voilà un réseau qui vous oblige à vous bouger. Il va falloir chercher des comptes à suivre en fonctions de vos propres centres d’intérêts. Et quel que soient ces derniers, il est fort à parier que vous trouverez votre bonheur.

La faiblesse de Twitter

La force de Twitter, c’est aussi sa faiblesse. Sa puissance, sa singularité font que Twitter est de prime abord observé avec incrédulité par le béotien : « Mais comment ça marche, c’est pas moi ce truc ».

En route donc pour Google et les « mode d’emploi » de la bête. C’est ici que commence le problème. Parce que la majeure partie de ces guides prônent peu ou prou la même façon d’utiliser Twitter. Il en résulte une véritable uniformisation des usages. Là ou Twitter est un outil qui sait s’adapter aux besoins des uns et des autres, nous en arrivons à l’utiliser de la même manière, partout, tout le temps.

Uniformisation de usages

Tout cela dans le but unique de servir l’image de marque.

  • Poster des liens avec photos,
  • Mettre les tweets nous mentionnant en favoris (pour bien montrer aux autres que l’on parle de nous),
  • Retweeter ces mêmes tweets (pour bien montrer encore plus que nous sommes important),
  • Etc…

Ces guides pratiquent le culte de l’égotisme à outrance.

Dans tout cela, rien d’humain, rien de vrai, peu d’engagement personnel, rien que des liens qui tournent et tournent tel un tube d’été que la radio vous envoi dans les oreilles durant trois mois. Passionnant.

Twitter est un relai, pour vos idées, vos coups de cœurs, vos coups de gueules, vos opinions, profitez-en pleinement, saisissez cette opportunité !! Même en tant que marque, vous ne pourrez jamais séduire l’intégralité d’un marché. N’y pensé pas. Alors, soyez vrai.

Communiquer sur Twitter

Encore faut-il pour cela, savoir ce qui est vrai chez vous, savoir quelles sont les vraies valeurs de l’entreprise. Et là… Autre problème. Depuis des décennies, l’entreprise ne défend pas des valeurs, elle cherche à vendre. Tout la communication, toute la structure est pensée autour de cet objectif unique : vendre.

Effectivement, une entreprise, pour durer, se doit de vendre. A n’importe quel prix ?? Penchez vous un instant sur la société qui vous emploi, ou sur celle que vous avez créée. Quelles sont ses valeurs humaines fondamentales ?

Sans verser dans le discours marketing réchauffé, pensez-y en utilisant des mots simples, des mots de tous les jours. Quelles sont ces valeurs que vous pourriez mettre en avant, et comment ces mêmes valeurs se retrouvent au sein de l’entreprise ? Pas si simple n’est-ce pas ? J’en conviens, le monde est monde, et il faut bien que chacun fasse bouillir la marmite…

Twitter est-il condamné ?

L’un des pères fondateurs est revenu au nid dernièrement, avec pour mission de redresser la barre. Comprenez ici qu’il lui est demandé de faire rentrer un max d’oseille, car les actionnaires, investisseurs et autres spéculateurs de tous poils s’impatient ardemment.

La tâche n’est pas aisée. L’ami Jack doit repenser son bébé. Une des première idées pour calmer la gronde des portefeuilles impatients serait de pomper des idées du côté de Facebook. Pourtant, les deux géants n’ont pas grand choses en commun et les comparer est un sacré idiotie.

Donc, notre ami Jack a soulevé l’idée d’en finir avec la time line chronologique de Twitter. Cette idée était déjà apparue il y a quelques mois de cela. Avec une première levée de boucliers de la part des utilisateurs de Twitter.

D’autre projets sont en cours, avec Lightning, Curator, et consort… L’un des objectifs fondamentaux de Twitter est de simplifier l’accès à l’information pour le grand public.

C’est là que j’ai un souci avec cela. Car tout est à portée de main pour qui veut bien se donner la peine. Comment montrer la voie à des gens qui ne veulent surtout pas se donner la peine de prendre une minute ou deux pour cliquer et lire ???

Ne pas changer Twitter, l’optimiser

Plutôt que de dénaturer le service et rendre furieux les utilisateurs de toujours, au risque de les perdre, il serait peut-être plus utile de mettre en place des tutos dans chaque langue pour montrer et expliquer le fonctionnement (si ce n’est pas déjà fait).

Proposer de suivre des comptes qui sont de vrais fans de twitter, des comptes engagés dans une action ou une autre, plutôt que de proposer l’abonnement à Shakira ou Justin Bieber. Que Twitter propose de suivre des célébrités, pourquoi pas, mais la vraie force du réseau n’est pas là. Et puis, vous croyez vraiment que Justin Bieber ou Ronaldo va vous répondre, à vous ? Hein ?

Il faudrait identifier les communautés par secteurs d’activités, comme le référencement, le marketing, la curation, le football, le baseball, le basket, en sortir quelques comptes actifs (tant sur la production de tweet d’info que sur les interactions avec les autres membres, car rien de plus frustrant qu’un compte qui ne vous parle jamais…), puis proposer ces comptes aux nouveaux entrants. Ne me parlez pas des suggestions, l’essentiel du temps, c’est du grand n’importe quoi.

Nombre de fonctionnalité existent sur Twitter comme les listes, qui permettent ainsi de segmenter les comptes à suivre par catégories de son choix, les colletions, qui permettent de regrouper les tweets en fonction d’un sujet à notre guise. Ces fonctions sont très peu usitées.

La passivité, mère de tous les échecs

A telle point que certains novices demandent leur création sans savoir qu’elles sont déjà là ! Il serait peut-être temps de s’intéresser à l’outil. Que peut le meilleur des créatifs face à la passivité et l’oisiveté du genre humain ?

Si l’on en reste là, en effet, Twitter sera condamné à moyen terme. Je ne suis pas convaincu qu’il faille repenser l’outil en profondeur. Ce qui existe fait la force du réseau. Il faut s’appuyer dessus, renforcer la communication autour, trouver des ambassadeurs qui vont évangéliser, expliquer, montrer la voie.

A la base, Twitter est un pur outil de geek, tout ce que Facebook n’est pas et ne sera jamais. Vouloir faire de Twitter une pâle copie de Facebook ? Est-ce vraiment une bonne idée ? Pour moi qui suis un fan de Twitter, non, ce n’est pas l’idée du siècle.

S’inspirer de Facebook, pourquoi pas ? Pourquoi ne pas créer des comptes « entreprises » avec des fonctionnalités différentes, pensées pour elles, avec une mise en valeur différente ?  Pourquoi ne pas repenser l’usage du hashtag et lui adjoindre de nouvelles fonctionnalités ?

Injecter un peu de Gamification ? Une fois les 500 premiers followers atteints, dévérouiller de nouvelles fonctionnalités, puis à 1.000 par exemple. Valoriser les comptes ayant une véritable interaction avec leur communauté en affichant un badge sur les comptes qui interagissent avec les autres, punir plus radicalement le spam, repenser le système de Trending Topics avec des accès simplifiés à l’information, etc, etc, etc…

Les idées ne manquent pas. Vous ne sauverez pas Twitter en en faisant un Facebook bis.

Twitter, c’est vous.

Sur Twitter, c’est à vous de créer vos flux d’informations, c’est à vous de chercher. C’est que j’ai fait, ce que d’autres font également. Nous avons donc accès directement, rapidement, à ce que nous cherchons, ce qui ne nous empêche pas de garder un œil sur les nouveaux, d’écouter les recommandations de nos amis, avec pour ambition de garder un compte clean, vivant, connecté à ce que nous estimons être les bonnes sources.

Mon Twitter me ressemble bien plus que mon profil Facebook. Et j’ai pris à la fois plaisir et fierté à le créer. Il faut un peu de temps. On a rien sans rien.

Au fait, Twitter me génère des leads, des clients. A celui qui explique que l’on peut chatter des heures avec des gens qui ne nous achèterons jamais rien, je dis oui, tu as en partie raison. Mais tu n’as décidément rien compris à la viralité et à la notion d’image de marque, l’email marketing ne fait pas tout, aussi puissant soit-il. Je sais que tu vas te reconnaitre mon « ami ».