La notion de client enfin redéfinie

En 2015, il était temps de se rendre compte que le client n’est pas qu’un portefeuille sur pattes

Shake15 vient donc, à l’heure où j’écris ces lignes, tout juste de fermer ses portes. Passons sur les cafouillages du WiFi et de l’apéro VIP… Tout ne peut être parfait en ce bas monde. Mais le Shake, c’est bien plus que cela.

Le SEO,  et l’expérience client

J’avoue ne pas avoir suivi l’intégralité des conférences, ce n’est pas mon truc. J’ai tout de même assisté à l’atelier de Chapi Chapo, aka Paul Sanchez et Laurent Bourrelly (je pense que le p’tit bénévole va s’en souvenir lui aussi). Il y a de grandes chances qu’une bonne centaine de sites aient vu leurs balises title bouger dans le foulée de cet atelier. Dommage, il aurait fallu tout écouter…

Ensuite, j’ai pris part à la conf’ de Didier Sampaolo. Les réalisateurs de super productions hollywoodiennes sont désormais prévenus : le hacker façon ciné, ça suffit ! Ah mais !

 

Ah oui, j’ai également assisté à une conférence donnée par un spermatozoïde. Si, si, je vous promets, c’est déroutant et pas déconnant en plus. Bon, maintenant, un spermatozoïde conférencier, ça ne court pas les rues, et par chance, c’est à Marseille qu’il était !

Saupoudrez le tout de quelques keynotes ou plénières (hormis le terme, qui peut me dire la différence entre les 2 ??) et voilà.

Back to Basics

Avant de parler du off, je voudrais m’attarder sur le point central de cet évènement : Il faut donner une expérience au client.

Ouais, 2015, et enfin, les pros comprennent qu’ils ne vendent pas à des cartes bleues sur pattes ! Putain ! Il était temps !!!

La technologie, les artifices marketing et consorts, tout ça, c’est bien beau, mais le client ??? Ah merde, oui, le client ?! Heu… Il a acheté son produit, c’est bon, il a ce qu’il voulait non ?

Ah bah oui. Vu de la sorte… Oui, mais non. Le client, c’est le trésor de guerre de l’entreprise. Alors, effectivement, sur le web, difficile d’accueillir physiquement un client avec un sourire. Toutefois, si nous sommes capables d’utiliser la technologie pour vendre, en se penchant un peu sur la question, il ne devrait pas être compliqué de trouver quelques bonnes idées pour créer une expérience sympa, vous ne croyez pas ?

C’est de cela qu’il fut question en Off, avec Erlé, Olivier, Didier, Vincent, nous sommes un peu restés sur le cul tout de même. Que des commerçants doivent venir dans un tel évent pour redécouvrir la base de leur métier, ça laisse perplexe.

Soit ! Ils sont la tête dans le guidon, accaparé qu’ils sont par les charges, les problèmes, etc… oui, je suis d’accord. Toutefois, quand je rentre dans un resto, que je suis accueilli avec un sourire, croyez-moi, ça change tout !

C’est con un sourire, un vrai sourire, pas le truc marketé à la con, le vrai bon smile bien franc. C’est vrai quoi, j’arrive chez un commerçant pour lui lâcher du blé, et quoi ? Même pas un bon sourire ? Hey, change de job si tu te fais chier merde !

Tout le monde rencontre des difficultés, mais croyez-moi, accueillir le client en faisant la gueule, pour le branding, pas bon, mais alors pas bon du tout.

Je vais vous filer une astuce tiens. Dans vos boutiques, plutôt que de recevoir le client avec un banal et sinistre « je peux vous renseigner ? », essayez donc « que puis-je pour votre plaisir ? ».

Je peux vous renseigner ? Non. Next, c’est basher.

Que puis-je pour votre PLAISIR ?! Ah, tiens, on me parle de plaisir, on m’invite au plaisir. Je viens dans cette boutique pour me faire plaisir, et, hop, on m’invite au plaisir… L’accueil est plus convivial, plus sympa, plus chaleureux.

Pas la peine de chercher la technologie de fou, l’innovation, etc… Non, non. Les choses simples, ça marche. Retour aux fondamentaux, back to basics !

C’est cela le commerce, depuis toujours, s’intéresser à son client, celui qui vous fait bouffer, qui vous fait vivre, celui sans qui vous n’êtes rien. Vous vous défoncez, vous suez sang et eau pour le faire venir à vous, et quand il est, vous oubliez l’essentiel ?

Pourquoi ?? Parce que vous avez tant fait pour qu’il vienne à vous, donc, c’est bon ??? Mais ça, c’est un tiers du taf. Le second tiers : savoir l’accueillir, l’aimer. Le dernier tiers, le fidéliser.

Pour que le ecommerce continue sa croissance à 2 chiffres, il est impératif de prendre conscience de celui qui achète : le client. Enfin, moi ce que j’en dit. Ah, et, n’oubliez pas, tout commerçant que vous êtes, vous êtes aussi consommateur. Comment aimez-vous être reçu ?

 

Cet article "#Shake15 : Redécouvrir le client" a été publié par Stephane Briot