SEO: Ne pensez plus en mots clés !

Pensez de façon global, en terme d’univers de marque

En novembre dernier, SEMRush publiait son étude Ranking Factors 2.0, un document très complet sur les divers facteurs qui font qu’un contenu occupe une bonne place dans les résultats de recherches sur Google. Que pouvons-nous en tirer ?

À la lecture de l’étude, la première chose qui frappe, c’est l’impact de tout ce qui concerne les « mots clés », relayés au fond de la classe.

Quoi ? Le mot clé serait donc à oublier définitivement ? Les choses ne sont pas aussi simples que cela.

Il en va de même pour le fameux « backlink » (lien entrant depuis un autre site vers l’un de vos contenus).

Si vous n’êtes pas un professionnel du référencement naturel, ou si vous n’avez pas la chance de pouvoir discuter du sujet avec l’un d’eux de façon régulière, vous pourriez être tenté de prendre les choses au pied de la lettre. Ce serait une bien belle boulette !

La boulette : exit les mots clés !  On va faire tout autrement, en mettre bien moins par exemple, voir plus du tout. Bien joué Pollux. Et bon retour au Pôle Emploi.

D’une manière générale, tout comme dans la nature, dans nos vies, nos relations avec autrui, tout est interdépendant. Vouloir voir chaque chose de façon distincte est une aberration aberrante. Ouais, je sais, mais c’est pour que vous compreniez bien le truc.

Tout est lié, il n’est pas de cloison étanche entre les éléments de l’étude. Tout est absolument lié. C’est à la fois simple, et complexe. Ce qui fait tout le charme et le sel de la chose.

Tiens, à titre d’exemple, nous avons, dans le blogging, une bande de bons à rien qui pensent tout savoir et nous pondent des pseudo tutos de merde, blindés de conneries sans fond.

À les écouter, par exemple, si votre concurrent rédige un article de 1000 mots sur un sujet, il vous suffit simplement de faire un billet de 2000 mots pour lui griller la politesse sur les résultats de recherches. Bah voyons mon con !

Si c’était aussi simple. L’idée de ces petits génies est de vous dire que le SEO, c’est facile finalement. Ça part d’un bon sentiment, et c’est aussi un beau mensonge qui fait que quand vous allez voir que votre super article de 2000 mots est classé 2354ème, vous allez déprimer.

Effectivement, c’est facile hein. Ouais, faire la connerie d’écouter des abrutis, c’est facile. Comme c’est facile de gagner du blé avec un blog en se paluchant la nouille toute la semaine. Bref.

Le positionnement d’un contenu dans la « SERP » (Search Engine Page Result > Page de résultats de la recherche) est dépendant d’un grand nombre de facteurs. Et ces facteurs, nous ne les connaissons pas tous.

De facto, chaque étude est à prendre avec un certain recul. Une fois que l’on a cela en tête, que peut-on faire des résultats de ces études ? Les prendre en considération, c’est évident. En faire un dogme, certainement pas.

Aujourd’hui, et ce n’est pas nouveau, votre référencement doit être vu de façon globale. Google possède de très nombreuses informations à votre propos, via Android, Chrome et autres outils qu’ils vous met gratos à disposition.

Et ces informations, il s’en sert ! C’est un sacré trésor de guerre pour lui. Et vous pensiez vraiment qu’il n’allait pas l’utiliser ? Raté. Google prend un malin plaisir à tout recouper.

Partant de là, il est intéressant de modifier votre paradigme, et ne plus raisonner en terme de mots clés, mais bien en terme de présence dite « globale » : Site ou blog, réseaux sociaux, emailing, « dark social », trafic « direct ».

Vous devez « occuper » le terrain. Je ne dis pas d’être présent pour être présent, ça, c’est bullshit à souhait et contre-productif. Je parle bien d’être présent là où vous pensez que cela fait sens pour vous (votre marque) et créer un lien avec le public.

Et, pour compliquer l’affaire, vous devez être présent pour de vrai : en gros, oubliez donc le « marketing automation », et passez en mode manuel. Vous devez soit faire rire, soit être utile, soit questionner, en résumé, quelque chose doit se passer.

Si vous êtes là à faire du « push » de vos derniers billets, de vos dernières vidéos, sachez un truc : tout le monde s’en bat de vos publications. Vous devez vous démerder pour susciter un intérêt.

Ce faisant, vous allez peu à peu faire rayonner votre marque. Et ce rayonnement va avoir un impact direct et important sur votre référencement naturel.

Comment voulez-vous obtenir des liens entrants de qualité et du trafic si personne ne parle jamais de vous sur la toile ? En payant ? Ça va vous couter une blinde. Et en tant qu’entrepreneur individuel ou PME, vous n’avez pas forcément le budget pour soutenir l’effort de guerre.

Le bouche-à-oreille, c’est bien beau, encore faut-il que les gens puissent dire quelque chose à votre sujet. À vous de leur donner de la matière.

Mais comment faire allez-vous me dire ? Hey, vous êtes mignon, mais c’est votre boite, votre raison d’être, à vous de faire le boulot un peu hein.

Vous aimeriez du « concret » ? Pour faire quoi ? Copier connement (vous dites pour m’inspirer, mais non, être inspirer, ce n’est pas ça) et finalement vous vautrer.

À vous de chercher sur quels éléments vous allez communiquer, pourquoi. C’est votre marque, et personne n’est censé mieux la connaitre que vous. En tout cas, moi, je ne la connais pas, et je n’aurai pas la prétention de vous filer des pseudo pistes, faut savoir être humble et ne pas annoncer des conneries du genre « Moi, je sais comment fonctionne Google ».

Je peux réfléchir avec vous, une fois que vous m’aurez donné tous les éléments, mais là, comme ça, navré, je ne suis pas Merlin. De plus, l’aspect « mécanique » du marketing m’emmerde à un point, vous n’imaginez même pas. Je préfère toucher à l’Humain, l’émotion, la croyance, ces choses là font sens en mon esprit.

Alors, pour votre référencement naturel, voyez au-delà du moteur, voyez de façon périphérique, globale. Ne faites pas un focus unique sur le mot clé, ou sur les backlinks.

Il est temps de penser en terme de « marque », d’agir en tant que « marque », et de tout faire pour devenir une « marque ».

Oui, cela va vous demander un sacré putain de boulot, oui, vous allez devoir créer l’identité et l’univers de votre marque. À vous de le faire, ou vous disparaitrez tôt ou tard.

Existez, ou mourrez. C’est aussi simple que cela.