Comment écrire un article de blog

Ecrire un article de blog ? Faites vous confiance !

C’est bien de créer un blog, mais… Seriez-vous donc devenus des idiot sur pattes incapables d’écrire quoi que ce soit, des gens incapables d’aligner trois phrases sans se prendre le chou ? Je n’y crois pas un seul instant ! Vous avez du talent !

Je vous demande, parce qu’il y’a je ne sais pas combien d’articles qui traitent de la façon pour rédiger le top méga billet de la mort qui tue !

En général, ce type de contenu s’adresse à des personnes n’ayant pas encore mis la main au clavier et qui cherchent à avoir comment bien rédiger un article. Bon, ok, ça marche aussi avec des blogueurs plus “aguerris” (y’a quand même un ou deux truc à piocher dans les méthodes), mais la cible du blogueur débutant reste privilégiée, il est tendre, à l’écoute, naïf, et prêt à croire n’importe quoi tant que ça parait crédible parce qu’il veut ben faire, ce qui est louable.

  • Dans son envie de bien faire, le débutant cherche ce qu’il ce fait de meilleur, il va donc lire ce que disent les plus aguerris.
  • Sauf que le débutant serait bien inspiré de se faire confiance, et de ne pas suivre tout ce qui lui semble être “top”.

Le truc m’interpelle. Parce que, si autant de blogueurs à la petite semaine nous inondent avec leurs méthodes (qui ne sont pas les leurs, mais des remixes de ce qui se fait sur la toile depuis baderne), c’est qu’il doit y avoir une demande.

Comment écrire un article de blog  qui claque : ce qu’il ne faut pas faire

Généralement, vous avez donc si peu confiance en votre plume que déjà, vous partez sur les chemins les plus sordides que le web puisse proposer à des néo-blogueurs.

  • Vous lisez toutes les super méthodes
  • Vous décidez de vous payer quelques services recommandés
  • Vous commencez à lâcher du blé, sans vraiment trop savoir pourquoi, ni comment
  • Vous écrivez vos premiers billets en mode « blogueur pro »
  • C’est un bide
  • Vous persévérez
  • C’est toujours un bide
  • Vous continuez d’y croire
  • Vous relisez les méthodes
  • Vous écoutez les gourous
  • Vous publiez encore
  • C’est un bide
  • Vous perdez confiance
  • Dans six mois, votre blog sera un cimetière.

Vous allez gagner deux ou trois ans avant de vous rendre compte que vous avez fait n’importe quoi, que vous avez fait confiance à n’importe qui, que vous avez fait n’importe quoi.

Il vous restera une question à la con. Une et une seule. Et celle-là, elle va vous faire mal à la gueule mes enfants : et si je m’étais fait un peu plus confiance ? Bam ! #FacePalm.

Pour écrire un article, écoutez vous

Ah bah ouais ! On ne peut pas suivre les « blogueur pro » gourous qui vous disent qu’il faut vraiment faire comme eux parce que eux ont (prétendument) réussi, ou suivre des gens comme moi qui vous disent que c’est votre histoire, que la solution et la confiance sont en vous et que c’est ensemble que nous allons les trouver.

Y’a comme un monde d’écart. D’un côté, vous oubliez qui vous êtes, de l’autre, on va chercher qui vous vous êtes pour tirer le meilleur de vous même, vous aider à progresser, à réussir, avec vos valeurs à vous. 

Bon alors, comment écrire un article de blog ?

Prenez votre courage à deux mains, fermez les yeux, serrez les fesses, et foncez ! Vous verrez, écrire un billet (même mauvais) n’a jamais tué personne, sinon, croyez-moi, y’a quelques journalistes et autres blogueurs qui seraient déjà au cimetière.

C’est en ayant l’audace de croire en soi, d’avoir confiance en soi que l’on devient meilleur. Certes, seul, on ne fait rien, il faut lire, se documenter, analyser, comprendre, être patient, se faire aider par de vrais professionnels (et non des touristes en vacances 6 mois par an).

Effectivement, cela demande du temps, de l’engagement, de la volonté, cela demande de ne pas avoir la trouille de se ramasser au début. Bah, la vie quoi, juste la vie, la vraie.

C’est vrai, c’est couillu ! En même temps, si vous n’êtes pas foutu de croire en vous tout en ayant envie de vivre la vie de vos rêves, je ne vois pas trop comment vous allez vous en sortir.

En même temps, le mec qui n’a rien à dire, qui va pomper des bouts des méthodes aux USA avec captures d’écrans à la clé, pour vous expliquer comment on fait pour pondre des titres et des billets hypnotiques, de suite ça le place en « expert » de la mort.

C’est vrai, les chiffres, ça masque le vide, ça rempli le fond qui n’existe pas, ça meuble l’inconsistance, ça meuble le discours qui n’existe pas. Parce que bon, si on veut se marrer, on peut encore jouer avec les chiffres. Et là encore, on va voir que les partages sur les réseaux sociaux, ouais, y’a rien de plus facile à faire grimper sans que jamais un seul internaute ne partage votre article.

Les stats Google analytics ? Avec un bon bot, je vous fais péter vos stats et vous allez pouvoir vous la raconter avec vos 2000 visiteurs sur votre article. Bon ok, personne ne l’aura lu, mais ça fera genre vous êtes LE blogueur à suivre.

Ecrire un article : avoir l’esprit critique

Ne vous fiez jamais aux chiffres dans le blogging ! faites bien plus confiance à votre instinct, creusez, allez sur les réseaux, quelle est l’empreinte de la personne, quelle trace laisse-t-elle, comment se comporte-t-elle, est-elle vraiment aussi sympa, est-elle citée sur des blogs de références, des vrais hein.

Elle a écrit un bouquin ? Son éditeur, c’est quoi ? Une maison d’édition à la con je ne sais où ou un éditeur digne de ce nom, connu et reconnu pour la qualité de ses ouvrages (même si chaque maison d’édition arrive à sortir des bouses).

Au passage, personnellement, je préfère avoir été édité par Eyrolles que par une sombre branche d’un éditeur basé en dehors de France et dont la seule obsession est le volume de vente, ou encore par le Maxi / Voila / Gala de l’édition.

Tous les éditeurs doivent vendre, mais certains ont plus d’éthique de d’autres, et chez Eyrolles, j’ai trouvé un éditeur qui me ressemble. J’vous dit ça, j’vous dit rien.

Ne soyez pas un fan abruti qui ne jure que par lui même. Hey, vous n’allez pas à un concert des Stones à ce que je sache, vous allez vous lancer à votre compte. Alors, si vous avez encore des « idoles », vous êtes mal.

Comment écrire un article ? Ma petite méthode à moi

Alors, pour écrire un bon article de blog, on va partir du principe que vous connaissez votre sujet, ou que vous avez des recherches dessus (ou les deux). Donc, vous maitrisez un peu l’truc.

La méthode simple pour écrire un article :

  1. Je note les idées sur un carnet 
  2. Je relis mes notes régulièrement
  3. Je laisse infuser
  4. J’écris ! 
  5. Je laisse reposer 
  6. Je corrige
  7. Je vérifie le SEO 
  8. Je publie 
  9. Je diffuse

Pour écrire un article, sachez oublier la technique

Lors de vos premiers mois, oubliez donc les trucs du genre nombre de mots, de « mot clé de l’article », de techniques x ou y, écrivez avec votre envie, votre cœur ! Et vous trouverez forcément votre public. Pourquoi ? Parce que votre article sera inimitable, ce sera vous, dans les mots, le ton, l’approche. Ce sera votre putain d’empreinte à vous !

  • À moins que vous ne préfériez ne pas avoir d’identité, tout ça pour quelques hypothétiques billets en plus à la fin du mois.
  • À moins que vous ne préfériez que vos écrits soient les mêmes que tous ceux que nous pouvons déjà lire sur la toile ?

Vous savez, globalement les lecteurs sont bienveillants. Même si vous trouverez toujours quelques attardés aigris pour vous emmerder la vie. Et généralement, le lecteur est bienveillant si tant est que vous l’ayez fait sourire, ou réfléchir, ou que vous lui ayez été utile. Et puis, vous avez osé là où beaucoup n’ont pas osé.

Allez, croyez en vous ! Croyez en vous ! C’est tout le mal que je vous souhaite, croire en vous et réussir par vous-même, avec vos talents, vos défauts. Vous serez fier de ce que vous aurez accompli. C’est à ce prix que s’écrivent les plus belles et les plus grandes histoires.

Nous lisons des blogs parce que nous voulons l’avis, l’expérience, l’opinion de l’auteur. Nous savons que nous ne lisons pas des écrivains de haut vol, des journalistes renommés. Le blog est par essence l’outil démocratique de la communication, avec tout ce que nous avons de bon et de moins bon. Restez vous même.

Mais c’est quoi au fait un bon article ?

Rédiger un article de qualité ? Mais bon sang ! De quoi parle-t-on ? Depuis l’avènement du « content marketing », nous vous rabâchons les oreilles avec l’importance de créer du contenu de qualité.
Or, quand vous êtes seul devant votre écran à devoir rédiger votre article, vous avez cette question qui vous déchire le neurone : « c’est quoi un article de qualité » et « c’est quoi la valeur ajoutée » ?

Un texte bien écrit ?

De prime abord, vous allez penser à un beau texte, bien écrit, sans faute d’orthographe, de grammaire, limite un texte qui pourrait concourir pour un prix littéraire. Bon, écrire sans faute, c’est bien mieux, nous sommes d’accord. Avoir un vocabulaire riche, ça peut aussi aider.

Mais si c’est pour nous pondre des textes longs comme des dimanches de pluie, avec un style ampoulé au possible, le genre d’écrits qui vont flatter l’égo de l’auteur et faire chier le monde, ne m’en veuillez pas si je n’en vois pas l’intérêt.

J’ai lu des milliers d’articles depuis 1995, et l’auteur qui se fait plaisir avec des phrases vide de sens, des textes de plus de 3.000 mots, là ou une centaine aurait suffit, c’est emmerdant à souhait.

La folie, c’est une qualité

Et si finalement, la vérité se trouvait ailleurs. Je m’explique. Un joli texte, c’est bien, c’est propre, ça coule de source, c’est fluide. Mais ne manque-t-il pas un petit quelque chose ? Un petit grain de sel, un petit grain de folie ?

Prenons un parallèle. Un match de tennis, tiens. Vous avez un favori, un challenger. Dans 99% des cas, il va se passer quoi ? Le challenger va prendre sa volée, au revoir, merci, à la prochaine. Le spectateur aura vu un bon match, mais il aura manqué quelque chose.

C’est quoi ce quelque chose ? Prenez le même challenger, le même favori. Mais imaginez un match qui soit âpre, tendu, disputé, avec des rebondissements, une rencontre durant laquelle le favori va devoir batailler dur, pendant 4 ou 5 sets.

Un grain de folie émotionnel

Ça y est ? Vous y êtes ? Vous avez trouvé ce qu’est ce petit grain de sel ? L’émotion ! Dans notre exemple du match de tennis, peu importe le vainqueur, le vaincu. Vous aurez assisté à quelque chose de différent, d’unique, de particulier. Vous y étiez. Vous avez vécu cette émotion.

L’émotion, ce petit truc en plus

Le sel de la vie. Cet ingrédient magique qui change un moment banal en quelque chose d’unique.

Le content marketing, c’est aussi savoir donner de l’émotion. En fait, non, c’est avant tout donner de l’émotion. Si vous pensez que le content marketing cela se résume à faire la promotion plus ou moins habile de vos produits, de vos services, au travers de vos articles, hé bien arrêtez tout, tout de suite.

La qualité, c’est aussi l’émotion transmise

Un bon texte, c’est un texte qui impacte. Qui choque, qui amuse, qui fait sourire, qui fait réfléchir. Si rien ne se passe à la sortie de la lecture de votre billet, vous avez perdu.

Un texte est une tranche de vie, un morceau de votre entreprise. Un texte doit véhiculer quelque chose, ce quelque chose, c’est une émotion.

Alors, en effet, ce n’est pas simple, cependant, jamais personne ne vous a dit que tout ceci allait être simple. Il va falloir aller chercher au fond de vous, dans votre histoire, dans l’histoire de votre produit, un petit quelque chose sur lequel vous allez pouvoir faire reposer la structure de votre article.

Ce petit bout de quelque chose, il va falloir le choyer, l’observer, sous tous les angles, toutes les coutures, le mettre dans votre esprit, le projeter au plafond de votre cerveau et réfléchir, vous laissez envahir, prendre un papier, un crayon, puis écrire.

La quête de l’inspiration

Les mots ont une force, une vie, un ou plusieurs sens. Rien ne me fatigue plus que faire une veille. Il y a des jours où c’est une longue procession d’articles tous plus emmerdants les uns que les autres.

Et je me marre quand je lis des agences expliquer à leurs prospects que ceux-ci doivent se démarquer, quand elles ne sont pas capables elles-mêmes de faire preuve d’imagination écrite.

Que veut votre prospect ?

Du rêve ? Non. Pas uniquement. De l’émotion. Il veut vibrer, il veut vivre, il veut être étonné, il veut avoir peur, il veut être ensorcelé, être transporté, projeté, il veut rêver, aussi.

C’est pour cela qu’il deviendra client chez vous.

Ecrire un bon article, c’est écrire un article qui séduise

Comment avez-vous séduit votre homme, votre femme ? Avec des banalités ? Certes pas ! Il vous a fallu un tantinet d’audace, de culot, d’envie. Ce jour-là, vous avez osé.

Vous avez ramassé ce qu’il vous restait de courage, avec cette agréable sensation d’être en morceau quand il ou elle posait les yeux sur vous. Vous avez senti ce courant passer en vous, ce truc animal qui vous disait : « Si t’y vas pas là, maintenant, t’ira jamais ».

Vous avez respiré un grand coup, vous l’avez regardé, enfin, vous avez essayé, étreint par la peur, l’angoisse, tout en étant éperdument attiré par ce brin de risque. Ô ! Vous ne jouiez certes pas votre vie. Mais quand même.

Et l’instant d’après, tout basculait. Souvenez-vous du tumulte dans votre tête, dans votre corps, de l’envol de ces milliers de papillons dans votre ventre.

Bon, calmez-vous ! Je ne vous dis pas d’aller cavaler pour rouler une pelle à vos prospects !

Le but est de vous faire comprendre que l’émotion est reine. Imaginez ce que vous pourriez ressentir à chaque nouveau prospect qui deviendrait client chez vous ?

Cela ne vous inspire-t-il donc rien comme émotion ? Si, quand même. Ancrez là en vous, transmettez là au travers de vos écrits.

Ecrire un bon article, c’est écrire pour l’Humain et non pour des moteurs de recherches

Humains que nous sommes, programmés pour vivre, doués de nos cinq sens, sans lesquels nos vies ne seraient rien. Nous sommes faits d’eau, d’électricité. Prenez un câble de 220V, plongez-le dans l’eau, vous verrez, il va se passer un truc.

Nous sommes cela, un torrent de vie, sous contrôle de la chimie de notre corps. Notre esprit, notre cerveau a toutefois besoin de ressentir, de temps à autre, qu’un courant différent remonte à lui. Une légère surtension bienfaitrice.

Que serions-nous sans nos émotions ? Pourquoi le marketing se déplace sur le terrain de la neurologie, pourquoi existe-t-il un « marketing des émotions » ? Parce que nous sommes humains.

Ecrire un article qui ne s’oublie pas en 5 minutes

Un bon film ? Qu’est-ce qu’un bon film ? Prenez quelques grandes production, bourrées d’effet spéciaux, comme « 2012 », ou encore « Le jour d’après ». Question effets, ça envoi. Dans les deux cas, près de deux heures d’images à couper le souffle. Deux histoires de merdes. On rentre, on prend sa petite baffe visuelle, on repart. Quelques heures après, c’est oublié.

Prenez maintenant un film qui vous embarque, qui vous retourne. Pourquoi ? L’émotion qu’il distille au travers de l’histoire. Durant cette histoire, vous êtes ailleurs.

Quand vous êtes face à votre feuille, à votre écran, oubliez. Tout. Oubliez la construction des phrases, oubliez la grammaire, oubliez le nombre de mots, le SEO, le marketing. Oubliez tout pour mieux vous centrer sur votre histoire, sur cette émotion que vous aimeriez transmettre.

Pour ma part, j’aime écrire, même si je ne suis pas un cador en orthographe et consort. J’aime jouer des mots, j’aime raconter, me raconter, vous raconter. Si je devais faire du conventionnel, je deviendrais fou. J’entends, là-bas, au fond, une voix qui me dit « tu l’est déjà ». Certes ! Tu as raison mon ami. Mais je le serais plus encore, et de façon différente, moins vivante.

Vous me pensez grande-gueule, irrespectueux. Non. Je vous bouscule, je vous provoque, je vous force à la réflexion, je veux vous déranger dans vos habitudes, pour vous forcer à sortir le meilleur de vous-même. Et ce n’est pas en vous prenant dans le sens du poil que je vais y arriver.

Il existe bien des façons de faire réagir un lecteur. Il faut chercher, en premier lieu, se chercher soit, dans l’émotion, dans les mots, définir votre espace, votre histoire, votre univers. Il sera enfin temps d’y inviter vos prospects.

Le content marketing, c’est tout cela. Une histoire qui se compte, des tripes d’un auteur, au cœur d’un lecteur. Oubliez la qualité façon Google, parce que Google ne sera jamais client chez vous.

Pensez humain. Si votre article provoque une émotion chez vos lecteurs, alors, vous avez rédigé là un article que qualité. C’est aussi simple que cela.