Pourquoi se passer du comment

Et pourquoi vous allez mieux vivre sans “comment”

Comment avoir plus de followers, comment contacter un influenceur, comment positionner son article en tête sur google, comment gagner de l’argent avec un blog, comment apprendre à faire de belles photos, comment faire un film, et j’en passe !

 

La drogue du comment

Comment, comment, comment… Le comment est une drogue. Puissante, et néfaste, comme toute drogue d’ailleurs.

Les gens veulent savoir comment on écrit un bon article de blog. Comme s’il existait une recette ! Ils veulent savoir comment on écrit un roman un succès, comme s’il existait une recette ! Ils veulent savoir comment on devient célèbre, comme s’il existait une recette, ils veulent savoir comment on devient riche avec un blog, comme s’il existait une recette.

Comment tirer la ficelle

Les marketeux ont trouvé là une bien belle ficelle pour pondre du contenu à faible valeur ajoutée, sous couvert de « on donne aux gens ce qu’ils demandent ».

À l’école, les gosses veulent jouer, et pas faire des mathématiques ou du français, mais ce n’est pas ce qu’on leur donne.

Comment gager plus

Sur la toile, quand on tient un blog, et à plus forte raison quand on est professionnel, nous avons un devoir d’éducation. Et balancer des pseudos recettes qui ne servent pas à grand-chose pour le lecteur, mais qui vont attirer un maximum de visiteurs, je ne trouve pas cela très professionnel, mais cela n’engage que moi.

L’objectif de bien des blogs est de vous vendre tout et n’importe quoi, votre clic vaut de l’or. Plus le blog attire de visiteurs, plus il pourra vendre ses espaces publicitaires, attirer les regards sur ses auteurs, qui pourront alors utiliser cette notoriété pour mieux se vendre.

Comment est-il utile ?

La mécanique est limpide, connue, et répandue. Elle est d’ailleurs l’objet du livre « Croyez-moi, je vous mens », de Ryan Holyday. Je vous préviens d’avance, si vous avez une vision « angélique » des blogs, vous allez avoir du mal à croire tout ce qui est contenu dans le livre.

Attendez ! Oui, il est des « comment » qui sont utiles. Tout ce qui tourne autour de la technique, comment installer WordPress, comment créer un espace membre, comment prendre en main tel ou tel appareil photo, et ainsi de suite. Sur des contenus purement techniques, oui, l’article « comment » fait sens.

Comment l’expert en carton

Pour autant, cette prolifération d’articles « comment » a participé à l’émergence d’une foule d’expert en bois, de contenus d’une médiocrité sans nom et de promesses plus folles les unes que les autres.

Vous êtes autoentrepreneur, vous aimeriez monter un blog pour présenter vos prestations et parler de votre métier, présenter des cas clients, commenter l’actualité de votre secteur. Bien !

Comment devenir une andouille

Vous allez lire les articles qui vont expliquer comment créer un titre qui cartonne, un contenu hypnotique, vous allez acheter une formation qui va faire de vous un blogueur pro, un blogueur à succès.

Et dans 6 mois, comme la majorité des gens, vous allez vous retrouver comme une andouille. Ça ne marche pas.

Ah, vous avez des clics sur vos titres d’articles. Mais c’est bien tout. Mais pourquoi ? Pourquoi ça ne marche pas ?

Le comment de la recette

Parce qu’une recette, ça reste une recette, rien de plus. Un article, c’est de l’émotion, de vécu, de l’envie, un coup de gueule, de l’Humain, du plaisir, du dégoût. Ce n’est pas une recette scientifique et clinique, froide, efficace.

À lire les blogs d’un grand nombre de mes confrères, c’est facile de bloguer, c’est facile de se créer un revenu complémentaire avec un blog. C’est tellement facile, qu’il y a des « formations » dans tous les sens. Et forcément, chacun est plus gentil que le voisin.

Comment de la rédaction

Si les techniques de rédaction sont bonnes à savoir, dans votre article, si vous n’avez rien à raconter, il ne se passera rien dans les yeux et le cœur du lecteur. Vous pourrez utiliser toutes les techniques que vous voudrez, si votre texte ne passe rien, il ne passe rien. Et une technique pour ne rien passer, ça ne passe pas plus.

Comment de la photo

Prenons la photo. J’ai connu des tonnes de photographes par le biais du net, j’en ai rencontré des brouettes entières. Des passionnés. Malheureusement, tous voulaient savoir comment faire une « bonne photo ».

Mais, une bonne photo, c’est quoi ? Y’a pas plus subjectif d’un œil à l’autre, mais non, ils veulent savoir « le truc » pour faire une belle photo. Alors tous se sont rués sur les techniques.

Les techniques d’éclairage, de retouches, la mise en scène, tout y passe. Certains articles répondent à ce besoin scientifique d’apprendre à faire une « bonne photo ».

Comment du plantage

Résultat ? Des images techniquement parfaites. Rien à redire, cadrage, lumière, profondeur de champ, couleur, tout est nickel. Clinique. Et chiant. Il ne se passe rien, pas l’ombre d’un début d’émotion. Pas même la première lettre d’une Histoire à raconter.

Une image qui ne transmet pas d’émotion, qui ne raconte pas d’histoire, c’est une image morte. Bon, la mort, ça transmet une émotion, certes, mais ce n’est pas le truc le plus fendard de la planète non plus. Mais pourquoi pas !

Comment se prendre le mur

Pour en revenir à l’entrepreneur, j’en vois qui se ruent sur les techniques de storytelling, d’inbound marketing, de content marketing, de truko marketing, de plusso marketing, de débilo marketing, ça fonce bille en tête : « C’est ça qu’il me faut, avec ça, je vais tout défoncer ! ».

Il va rien défoncer du tout le pauvre. Pour une simple et bonne raison, il n’a rien à dire. En marketing, qui sert à diffuser vos idées, bah, si vous n’avez pas votre propre idée à diffuser, c’est pas gagné votre affaire.

Je suis bien placé pour vous en parler, j’étais comme ça. Lorsque j’ai lancé 4h18, je ne savais pas vraiment où j’allais, mais j’y allais. J’ai poussé des coups de gueules, on m’a collé une étiquette de gueulard, et roule.

Comment être invisible

Et puis, à moment, j’ai voulu communiquer sur « autre chose », j’avais envie de sortir de l’univers WordPress dans lequel j’étais, je voulais parler blog, entrepreneuriat. Alors, j’ai lu ce que les autres écrivaient pensant y trouver l’inspiration, mais rien ne venait.

J’ai vaguement écrit quelques billets, mais c’était mou, plat, chiant, très plan-plan, convenue t attendu, parfois réchauffé. J’ai lâché l’affaire.

Il est passé de l’eau sous les ponts, parce qu’entre 2013 et 2016, ce ne fut pas la joie. Mais ça m’a donné l’occasion de prendre du recul. En revenant, j’ai réfléchi un peu au truc.

Comment s’ennuyer

Ce qui m’ennuyait dans ma communication, c’est que si je ressentais (et que je ressens encore) un truc fort au fond de moi, je n’arrivais pas à mettre des mots dessus. Mais je savais que c’était par-là que je devais aller.

Je me fou de savoir ce que font les autres, de comment ils le font, et de savoir s’ils font plus de plus que moi. Je savais, et j’avais raison, que je devais suivre ma propre route.

Pourquoi ? Déjà, parce que ce n’est pas en faisant comme tout le monde que l’on va se démarquer. C’est con, mais pensez-y. Vous croyez vraiment qu’en appliquant la même recette que tout le monde, vous allez être différent de tout le monde ????

Comment être comme tout le monde

Vous croyez vraiment que quand 100 personnes achètent la recette pour devenir le premier, ils vont tous être premiers ????

Le bon sens, dès fois, c’est utile. Donc, je pris ma route, à moi, tout seul, comme un grand. C’est comme cela que l’on devient entrepreneur et que l’on fait avancer ses idées. En les mettant à l’épreuve du terrain, en testant.

J’ai lu, non pas des blogs, mais des livres, beaucoup de livres, et je continue de lire. Je parle aussi, beaucoup, avec mes proches, avec des gens sur la toile, j’échange, je réfléchis. Je fais des conneries, moins, parce que j’ai avancé.

Comment sortir du comment

Copier les autres ne m’a jamais donné confiance. M’inventer, en revanche, là, c’est autre chose. Mon « POURQUOI », c’est aussi cela : ne pas être comme les autres. Et pour me différencier, il me fallait aller au fond de moi pour remonter mes propres motivations, mes propres envies.

Je ne suis pas entrepreneur parce que salarié c’est une prison, etc… Non. Je suis à mon compte, pour moi, déjà, rien que pour moi. Ensuite, je suis prestataire de service, aussi, je dois à mes clients le service et la promesse pour laquelle ils me paient.

Mon « POURQUOI » m’aide à mieux être moi-même, m’aide à mieux communiquer, parce que je sais ce que j’ai à dire, m’aide à mieux servir mes clients, parce que sans eux, je ne suis plus rien.

Vous en voulez une recette ? Cherchez votre « POURQUOI » au fond de vous. Et vous pourriez bien trouver le chemin de votre propre réussite. Inventez-vous, ne copiez pas. Entrepreneur ou singe savant, choisissez votre camp.