Engagez-vous !

Pour sortir des rangs, pour devenir influenceur, engagez-vous, soyez un leader

L’influence n’est pas qu’une question de mesure, c’est une question de personnalité, d’opinions, d’engagement. Si vous souhaitez utiliser pleinement votre influence, si vous souhaitez que des gens vous suivent, alors vous devez vous engager et partager avec eux une vision. 

Un blog, c’est de l’ego, pas forcément mal placé, nous ne voulons pas tous dominer le monde ou être des Dieux vivants qui « aident » les « pauvres gens » à « devenir riche ».

Non. En revanche, nous sommes nombreux à vouloir exprimer une idée, un point de vue, une opinion. On voudrait juste parler et être entendu, C’est le principe de base de l’influence et du blog. Pour cela, encore faut-il prendre position, défendre une opinion.

Il faut dire que cette société qui pousse à l’uniformisation, à un moment donné, c’est étouffant. Sans parler des milieux autorisés dans lesquels il faut utiliser le bon langage, les bons codes, sinon, c’est comme chez Google : direction la sandbox !

Alors, que reste-t-il pour qui souhaiterait s’exprimer sans entraves, sans contraintes ? Le net. Bon, attention, je ne vous dis pas non plus de déverser des torrents de colère et de haine, pour ça, il y a un sport très bien : la boxe.

Revenons-en à nos moutons donc. L’un des rares espaces de libertés d’expression qu’il nous reste, c’est donc le web. Et plus particulièrement, votre site/blog.

Le blog, un jardin sacré

Si vous lisez ce billet, c’est peut-être que vous avez franchi le cap, vous avez créé votre blog, et vous souhaitez devenir blogueur, mais c’est le désenchantement. Sans vous connaitre, je pense connaitre l’une des raisons, non pas que je sois devin, mais à force de parcourir la toile, on finit par repérer deux trois trucs.

Le blog, c’est chiant

Mettons tout de suite les choses à plat : un blog d’entreprise, ou un blog personnel, c’est la même ! Le but est d’être lu. Point barre. Que l’on m’épargne les discours trop entendus sur la vente, le R.O.I. Un blog c’est fait pour être lu. Sinon, on n’en ouvre pas un. Point.

Attention, je n’ai rien du tout contre le marketing, le SEO, et tout… que l’on s’entende bien vous et moi là-dessus. Mais un blog, son essence, c’est de véhiculer une information, un message, donc son but est d’être consulté. Phase 1. Ensuite, ce qu’il se passe, c’est phase 2, et ce n’est pas l’objet du présent billet.

Bien, donc, vous avez ouvert un blog, et vous vous ennuyez, pour rester polis. Logique. Pourquoi ? Parce que comme la plupart des blogueurs, vous faites quoi ? Du politiquement correct ! Pas un mot de travers, pas un pet de gauche ou de droite, rien. C’est lisse comme un dimanche de pluie.

Le ton est monotone, le contenu fade, vu et revu sur d’autres sites, le design est un thème même pas retravaillé, en gros, y’a rien. Le vide, le néant, l’absence. Alors forcément, vous n’avez pas envie d’écrire, et nous, pas envie de vous lire.

Le corporate, c’est chiant

Je n’ai rien contre le corporate, chez Renault, Dassault, Peugeot, ça se comprend. Mais vous, oui, vous. La petite boite du coin, le petit freelance, vous qui bossez au contact direct de votre marché, vous qui prenez l’apéro avec le client le vendredi soir, vous qui êtes ouvert, drôle, bosseur, parfois râleur, elle est où votre personnalité sur votre site ?

On arrive là-dessus, et voilà que l’on se trouve avec des « nous ». Nous qui ? Nous quoi ? Vous qui êtes si engagé d’ordinaire, voilà que vous jouez l’autocensure ? Pourquoi ? Pour votre image ? Mais vous n’avez pas bien compris, je crois.

Vos clients viennent à vous pour ce que vous êtes, ce que vous leur avez montré durant les rendez-vous d’avant-vente, ils sont là parce qu’ils croient en vous. Et vous, vous nous sortez un blog derrière lequel on pourrait mettre n’importe qui.

Engagez-vous, vous verrez du web !

Parce que vous arrivez sur la toile, hop, ça y est, on se renie ? Question d’image ? Non. Si vous avez séduit vos clients avec votre gouaille, votre truculence, mais aussi votre sérieux et votre conscience professionnelle, pourquoi devriez-vous changer cela ?

Pourquoi dire « nous » quand vous êtes seul à bord ? Et même ! Admettons que vous soyez une entreprise de quoi ? 10/20 salariés, pourquoi ne pas parler à la première personne et incarner pleinement votre entreprise ? Un community manager dit souvent « je ». Il s’engage, même chez SFR. Alors, pourquoi pas vous ?

Pour un internaute, l’engagement, il doit aussi venir de vous. L’internaute attend de vous que vous lui parliez, comme à un être humain. Parler avec Coca Cola, je veux bien. Mais vous avez déjà tapé la conversation avec une canette ou une affiche ? Moi oui, un soir de beuverie dans ma jeunesse. Bah croyez-moi, ce n’est pas constructif, limite chiant.

Vous voulez être suivi, vous voulez être remarqué ? Engagez-vous dans vos écrits

L’engagement, la clé de l’influence

Oui, engagez-vous, parlez de vos choix, défendez-les, étayez-les, créez le débat, la polémique aussi, prenez position. Mais soyez vous-même ! Vous êtes votre meilleur ambassadeur, incarnez votre marque.

Et si vous vous trompez ? Reconnaissez-le, publiquement, personne ne vous fusillera. Vous y gagnerez en crédibilité, et vos clients seront plus à même d’admettre vos erreurs, puisque comme eux, vous serez enfin humain. Une marque ne peut se tromper. Un humain, si.

Une marque est un truc immatériel, insaisissable, un humain, non. On insulte une marque, on a plus de mal à le faire face à une personne qui prend le temps d’écouter, de dialoguer. Vous avez tout à y gagner.

Par ailleurs, utiliser les formes plurielles quand vous êtes seul… A moins de ne pas être seul sous le carafon, vous allez passer pour un clampin à vouloir vous la jouer « agence ». C’est bon, le temps de l’agence qui brille parce que c’est une « agence » c’est passé.

Accepter d’être seul, c’est envoyer un message positif. Oui, j’ai la tête sur les épaules, oui, je suis free, je suis flexible, je suis aussi un pro qui perdure sur un marché concurrentiel, parce que je suis bon.

Du plaisir !

S’engager, c’est aussi mettre ses tripes, son cœur, ses joies, ses échecs. C’est surtout prendre du plaisir à écrire, à communiquer. Et si le sourire s’entend au téléphone, il se décrypte aussi à l’écrit. Je pense que vous devez vous dire, en lisant ce billet, que je dois me faire plaisir. Vous avez raison. Oui, j’ai plaisir à vous interpeller, vous bousculer, à vous faire réfléchir sur vous-même, à vous obliger à vous poser les bonnes questions.

Oui, depuis que j’ai pris le parti d’être engagé dans mon blogging, pour sûr, je m’éclate bien plus ! Étrangement, peu à peu, mes billets ont commencé à se propager sur la toile. C’est marrant ces leviers. J’ai du plaisir, j’essaie de le communiquer, et y’a du partage.

D’un autre côté, sur un site pro, vous n’allez pas raconter les histoires de Toto. En revanche, vous pouvez très bien raconter comment vous avez géré la demande d’un client, comment vous ou votre entreprise s’est adapté à un challenge nouveau, vous pouvez raconter votre passage sur le dernier salon du coin, mettre de l’humain en remerciant vos visiteurs venus vous saluer sur votre stand, utiliser une ou deux anecdotes (y’en a toujours sur un salon) pour donner une note légère.

Les contenus ne manquent pas : les matériaux, les galères de chantier, les salons donc, les appels au service clients, la gestion du SAV. Souvenez-vous du succès de « Caméra Café », certes, ce dernier exemple n’est pas transposable ainsi dans votre communication, mais rien ne vous interdit d’y puiser des idées, de l’inspiration.

Apprenez à observer activement

Trouver du contenu, à titre personnel ou professionnel, n’est en soit pas compliqué. Mais vous devez avoir une observation active. Quelles sont les choses qui vous interpellent, celles qui vous font réagir, celles qui vous font réfléchir, etc…

Prenez ces choses-là en compte, notez-les, laissez les mûrir, et demandez-vous comment les retranscrire par écrit. Demandez-vous sous quel angle serait-il pertinent d’en parler.

Vous pouvez parfaitement trouver une façon de parler sérieusement des choses avec une pointe d’humour. Vous pouvez parler de rigueur, avec humour. Vous pouvez aussi vous tourner en dérision, mais tout le temps, vous allez finir par vous décrédibiliser. A contrario, ne vous faites pas plus important que vous ne l’êtes. Vous pourriez le payer au prix fort, tôt ou tard.

Cette façon d’être, quotidiennement, d’avoir l’esprit en éveil, cela vous obliger à vous projeter dans votre blog, dans vos contenus. Vous allez « habiter » votre espace, physiquement et intellectuellement. Vos visiteurs auront plaisir à venir vous lire.

De toutes les façons, vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. De fait, économisez-vous du temps, et donc de l’argent : soyez vous-même !