Innovez, et laissez vos concurrents sur place !

Et si vous vous décidiez à innover ? Mais oui !! Heu, mais au fait, on fait comment pour innover ?

Prenez l’avantage sur vos concurrents, une bonne fois pour toutes. Comment ? Grâce à l’innovation ! L’innovation ? Oui… Et là, vous me demandez…. c’est quoi l’innovation, comment est-ce que j’innove moi ?

Comment innover ?

D’après mon dictionnaire, innover c’est introduire de la nouveauté (dans un domaine) et inventer (quelque chose d’un nouveau genre). Déjà, vu le nombre de cerveaux sur terre qui planche sur l’innovation, va falloir faire fort. Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que vous allez avoir fort à faire.

Ce postulat de base posé, ajoutons-y un constat : beaucoup de personnes ne se lancent jamais, ou se lancent très mal, parce qu’elle cherche à faire quelque chose de nouveau. Ce sont souvent des structures sans le sou. Pourquoi ? Parce qu’elles cherchent à se démarquer tout de suite de la concurrence.

Se démarquer, mais pas n’importe comment

Sur le fond, vouloir marquer son territoire d’entrée de jeu, je dis banco. Mais pas n’importe comment. À trop vouloir réinventer la roue, on en perd le sens de l’équilibre, et on tourne en rond. Partis sur une volonté d’innover, de créer, nous voilà scotchés sur place. Pas génial.

S’il est important de se démarquer, il faut également avoir conscience de ses forces faiblesses. Et à moins d’être un génie, ce n’est sans doute pas seul et en y réfléchissant pendant une heure ou deux que vous allez dégoter l’idée qui va révolutionner votre marché.

Je ne vais pas vous faire l’injure de vous renvoyer aux chiffres pharaoniques que dépensent les plus grosses entreprises dans leurs départements de R&D (Recherches et Développements), sachez simplement que tout seul, face à de tels monstres, vous êtes mal embarqué.

Oui, David contre Goliath, oui, oui. Si cela vous amuse de jouer la vie de votre entreprise avec un lance-pierre, faite donc. Pourquoi pas !

Observer, pour mieux innover

Si je regarde mon dictionnaire, une nouvelle fois, et que je me penche sur l’étymologie du mot « innover », je vois que cela provient du latin « innovare », qui signifie « renouveler ». Ho ! Tiens, voilà un truc très intéressant et qui nous fait voir l’innovation sous un jour nouveau.

Renouveler, ça, finalement, c’est déjà plus à la portée de Mr tout le monde, sans que cela soit péjoratif.

Quand on parle de renouvellement, il est bon de poser quelques exemples pour mieux comprendre. Je vais prendre un exemple simple, qui se trouve dans mon frigo, ou dans mes placards. Je vous parle de packaging, ou l’emballage si vous préférez. Combien de fois ai-je bien pu pester contre un paquet de coquillettes qui refuse de s’ouvrir et qui finalement cède totalement répandant joyeusement mes coquillettes partout sur le sol de la cuisine ?!

Et que s’est-il passé lorsqu’un fabricant de pâtes se décida à lancer un paquet de coquillettes qui s’ouvrait sans en mettre partout ? Et bien je l’ai acheté. D’autres fabricants avaient eux optés pour un emballage carton, qu’ils ont finalement équipé de petits pointillés prépercés pour en faciliter également l’ouverture. Ce n’est pas grand-chose me direz-vous, mais cela change tout ! Pour le consommateur que je suis, c’est la (presque) certitude de ne plus retrouver mes coquillettes partout et d’avoir gaspillé de l’argent.

Pour la marque, c’est un très bon point, deux même : d’une elle se positionne comme une entreprise à l’écoute de son marché, de ses clients, soucieuse de ses problématiques. D’autre part, ce sont des parts de marché gagnées. Et donc, un avantage pris sur la concurrence.

Comment innover : par l’écoute et l’analyse

Prenez cette bonne habitude qui consiste à écouter vos prospects, vos clients. Vous allez glaner des informations précieuses.

Pour en arriver à cela, il a fait quoi mon fabricant de coquillettes ? Il a écouté. Comment ? Via son SAV, ses courriers clients. Aujourd’hui, cette écoute est facilitée par… les réseaux sociaux. Si vous avez l’intelligence de mettre en place une veille sur votre secteur et ses marchés connexes, il est fort à parier que vous aurez à disposition une manne non négligeable d’informations.

Bien sûr, cette information va arriver brute, sous diverses formes, il va donc falloir l’analyser, la trier, la ranger, l’étudier pour pouvoir ensuite l’utiliser et en tirer un profit. Pour une petite structure, si je comprends que ce n’est pas facile, il faut bien admettre que ce n’est pas une excuse. Au contraire.

Une grosse entreprise est un navire lourd à manœuvrer, la multitude de services et autres décisionnaire en fond un certes un engin puissant, mais dont la manœuvrabilité n’est pas optimale. En revanche, une structure légère doit savoir réagir rapidement. Sa chaine de commandement étant plus courte, sa réactivité doit être plus grande. En découle un avantage certain.

Encore faut-il être à l’écoute du marché qui est le sien. Quand j’entends des entreprises se demander à quoi servent les réseaux sociaux, je me dis qu’il existe là un marché qui a encore de beaux jours devant lui. Quand j’entends des blogueurs claironner que les réseaux sont une perte de temps, j’attends avec joie le jour de leur chute prochaine.

Comment innover : grâce à la concurrence

Vous voulez prendre l’avantage sur vos concurrents directs ? Alors, utilisez les réseaux, ou autres moyens à votre disposition pour étudier ce que leurs clients disent d’eux. Écouter les plaintes de ces derniers. Et innover ! Comment ? Simplement en faisant bien ce que la concurrence fait mal. C’est aussi simple que cela.

Il ne vous en coutera pas des millions (que vous n’avez pas) pour lancer des recherches scientifiques. Il vous suffit simplement de faire votre boulot d’entreprise : écouter le marché, écouter les consommateurs et leur apporter une solution à un problème qu’ils vous livrent sur un plateau !

À l’heure où tout le monde veut parler, innover, c’est aussi savoir se taire pour écouter ce que vos prospects ont à vous dire.