Les 9 lois de l’entrepreneur

Sinon tu finiras salarié, avec le “métro boulot dodo” ! Honte à toi !

C’est quoi entreprendre ? C’est quoi se mettre à son compte ? La question mérite d’être posée, tant ce mot regorge de possibilités différentes.

Avant de plonger dans le secteur qui nous intéresse ici, citons quelques typologies d’entrepreneurs

  • Le patron de TPE / PME
  • Le « Capitaine » d’industrie
  • L’artisan
  • Le micro entrepreneur / freelance

Par le passé, en France, il était délicat de se mettre à son compte. Entreprendre coûtait très cher. Rien que le fait de créer son entreprise pouvait coûter un bras, un rein, ainsi que l’héritage de papy et mamie !

Autant vous le dire tout de suite, ce n’était pas à la portée de tout le monde. Vint l’EURL, une espèce de truc un peu étrange, pas vraiment simple en termes administratifs, mais peu couteux (si ma mémoire est bonne).

Puis ce fût l’arrivée du statut d’autoentrepreneur, devenu depuis micro entrepreneur. Et là, ce fut la ruée vers l’or. Enfin, le bronze, ou le cuivre (pour les pièces de petite monnaie). Parce que finalement, entreprendre, bah merde, spa facile quoi ! Ho, la découverte !

Le béotien et les mentors

Il y a les « grands entrepreneurs » comme Steve Jobs, Bill Gates, Elon Musk, Richard Branson, Mark Zuckerberg, Larry Page, Sergueï Brin, ou Donald Trump (si, si…). Tous ont plus ou moins fait rêver les foules, mais tous, à leur façon ont marqué l’histoire de ces trente dernières années.

Ils ont une vision, plus ou moins sympathique du monde, une vision de ce qu’ils voulaient apporter, partager, ou prendre (coucou Donald). Ils ont participé à façonner le monde qui est le nôtre aujourd’hui.

Sans faire offense à qui que ce soit, être micro entrepreneur, et rêver tout debout devant ces géants, pourquoi pas. Mais y’a erreur sur le truc.

Ce n’est pas le tout de rêvasser et de se dire que tout est possible, encore faut-il créer les conditions de ce « possible ». Et là, tout de suite, on revient (brusquement) sur terre.

Parce qu’il suffit de se pencher sur le parcours de grands pour comprendre le fossé abyssal qui nous sépare d’eux. Manque d’ambitions de ma part me direz-vous ? Non. Un simple constat des plus factuel.

Cela empêche-t-il de rêver et d’y croire ? Bien sûr que non. Au contraire. Les rêves sont permis, la réalité est plus nuancée. Un micro entrepreneur devra (au moins) redoubler d’efforts pour toucher un capital risk, il devra se démener comme un beau diable pour créer un réseau s’il n’en a pas, et surtout, un réseau qui puisse lui permettre de toucher des sphères où l’argent est légion. Et ces réseaux-là, une bonne idée ne suffit pas pour les pénétrer.

Rien n’est impossible. Il faut du temps, de l’envie, de la persévérance, ainsi qu’une bonne dose de courage et d’abnégation.

Revenons-en à nous, freelance ou micro entrepreneur. Qu’avons-nous de commun dans nos ADN avec ces grands noms ? Une envie de vivre la liberté, une envie féroce de créer quelque chose de « nos mains », une envie farouche de présider à nos propres destinées.

La théorie Vs la pratique

Enfin, ça, c’est dans la théorie. Dans la pratique, dans les faits, on est un peu loin du compte. De mon expérience, la majorité ne veut plus de patron, plus d’horaires imposés, et ne veut plus de la routine. En gros, c’est entreprendre par opposition. Avec ça, croyez-moi, on ne va pas bien loin. D’ailleurs, cette majorité ne va pas bien loin en général.

Le « rêve » est de bosser à la maison, avec un salaire « assuré » à la fin du mois. Pour la notion de risque et de création, on verra plus tard. Cette douce folie qui fait de l’entrepreneur un personnage passionnant, trépidant, charismatique, on oublie.

Nombre se perdent dans les méandres de l’argent, obsédés par le gain, par la recherche d’une très relative sécurité financière, ce qu’ils appellent l’indépendance financière.

Bon, ils oublient un peu vite que la plupart des entrepreneurs ne se paient pas les premières années. Eux, ils ont moins de courage que bien d’autres, mais se pensent plus malins en courant vers la recette miracle.

Alors, ils sont obsédés par la sécurité financière, mais sont prêts à dépenser des fortunes dans des produits miracles. C’est moi qui déconne ou y’aurait comme une couille dans le pâté ?

Entreprendre, cela se prépare, et ce n’est pas un projet à la va-comme-je-te-pousse à 6 mois de la fin du chômage, ou un truc comme ça, comme une envie de pisser.

L’entreprise demande du temps, des ressources psychologiques, des efforts financiers, aussi minimes soient-ils, elle induit une part de risque indéniable. Le nier, c’est prendre encore plus de risques, inutiles ceux-là, l’accepter, c’est se donner plus de chances de réussir.

Pour entreprendre, vous avez besoin de ces 9 neufs lois

  • D’une idée, vous aurez besoin
  • De ténacité, vous aurez besoin
  • De croire en vous, vous aurez besoin
  • De convaincre autour de vous, vous aurez besoin
  • De créer un réseau, vous aurez besoin
  • D’exploiter utilement ce réseau, vous aurez besoin
  • D’un peu d’oseille (ça aide), vous aurez besoin
  • De temps, vous aurez besoin
  • Des 7 nains pour faire le taf à votre place, vous n’aurez pas forcément besoin

En un mot, entreprendre, c’est accepter. Je vous laisse méditer là-dessus.