Comment mieux utiliser l’influence

Ou l’influence du pourquoi et des valeurs

Entreprise ou entrepreneur individuel, nous voulons tous compter, être importants pour nos prospects, nos clients. C’est ainsi que naît notre désir d’influence.

C’est un besoin d’amour, de reconnaissance l’envie d’être enfin visible et audible dans tout ce que nous croyons pouvoir apporter aux autres, de par nos actes, nos mots, et notre sincérité humaine.

À l’origine un blogueur possède une influence tout à fait naturelle. Cette influence s’exerce au travers des articles qu’il rédige, elle transparaît dans la relation qu’il entretient avec sa communauté.

Comment fausser la relation marques influenceurs

Fort de cette constatation les entreprises se sont rapprochées des blogueurs afin de les utiliser dans le but de communiquer autour de leurs propres produits.

L’objectif des entreprises était de gagner la confiance de la communauté du blogueur. Elles voulaient, au travers du blogueur ou de l’influenceur, convaincre une communauté que leur produit répondait à leurs attentes.

L’objectif et non la cause

Dans certains cas elles ont totalement corrompu et perverti cette relation de confiance. En effet, l’influence ne doit pas être vue comme une technique, mais comme un lien.

De même, l’influence ne doit pas être exercée comme un métier demandant une rétribution sonnante et trébuchante, mais comme un lien, une responsabilité.

L’éthique et la responsabilité

Si vous souhaitez devenir influenceur, ce qui est à la portée de tout à chacun, vous ne devez pour autant pas oublier l’éthique et la relation de confiance qui va vous unir à votre communauté.

Dans le cas contraire, vous pourriez rapidement déchanter, les consommateurs étant de plus en plus regardants et attentifs à la relation qu’ils entretiennent avec les blogueurs et autres influenceurs présents sur les réseaux sociaux.

Aider les autres à consommer mieux

Vous pouvez tout à fait, en tant que blogueur, utiliser l’influence pour donner un sens à vos travaux quotidiens. Vouloir aider ses lecteurs à trouver des produits qui leur correspondent n’est pas dénué de sens, au contraire.

C’est une façon de consommer mieux, de trouver un produit en adéquation avec les valeurs et la vision du monde qui est celle que chacun d’entre nous peut porter.

La confiance n’est pas un du

Vous ne devez en aucun cas essayer de duper vos lecteurs, car ce sont eux qui vous donnent leur confiance et font de vous un influenceur.

Sans cette confiance vous n’êtes rien, sans cette confiance il vous sera difficile d’exercer une quelconque influence.

La tentation est grande pour l’influenceur d’utiliser son pouvoir à son propre et unique avantage. Pourtant, il aurait bien plus à gagner en s’inscrivant virgule tente avec les marques qu’avec communauté dans une relation transparente et intègre.

Les valeurs et l’avenir

Sur le moyen ou long terme, ces rapports peuvent lui ouvrir de nouveaux horizons qui s’avéreraient bien plus rentables pour lui que le simple fait d’être rétribué pour assurer la promotion d’un produit.

Dans le rapport actuel qui unit les marques et les influenceurs, ce dernier est utilisé comme une vulgaire bannière publicitaire. La plupart des marques se contentant d’utiliser d’influenceurs comme un simple relais promotionnel.

La mauvaise recherche, le mauvais influenceur

Les marques recherchent des influenceurs sur un secteur donné en fonction de la visibilité ou de l’aura supposée de l’influenceur sur les réseaux sociaux.

Il est regrettable de constater que très peu d’entreprises s’attachent à vérifier si l’influenceur est à même de partager les valeurs de la marque.

De nouveau, les marques se lancent dans un marketing qui ne cherche pas à démontrer les valeurs véhiculées la marque ou le produit, mais elle se lance dans un marketing de bruit, d’occupation de la scène.

Mon poisson, regardez mon beau poisson, il est (pas) frais

Cette démarche est malheureusement logique de la part des entreprises aujourd’hui se contentent simplement de vendre un produit, sans savoir pourquoi elles le vendent, au-delà de l’aspect financier.

Ignorant tout de ses propres valeurs, l’entreprise ne peut faire autrement que de rechercher un influenceur sur la base de métriques soi-disant solides comme le nombre de followers où le nombre de pages vues sur un blog.

L’absence de vision, l’absence de message

Donc pas question de trouver un influenceur qui puisse représenter au mieux les valeurs de l’entreprise, mais simplement de tenter de pénétrer un segment de marché espérons que la communauté de l’influence heure alerte aux produits.

L’influence est donc ici utilisée comme un vulgaire levier de manipulation. C’est pourquoi un grand nombre d’opérations d’influence ne donne pas les résultats escomptés.

L’influence, vulgaire levier marketing

Un bon influenceur n’est pas celui possède le plus d’abonnés ou le plus de  pages vues, c’est celui qui défend les mêmes valeurs que l’entreprise.

Même pour l’influenceur, dans sa relation avec sa communauté, si ce dernier utilise ses abonnés comme un simple levier pour sa propre richesse et son propre bénéfice restaurant à bientôt que les yeux pour pleurer.

L’influenceur, bannière publicitaire sur pattes

Si les manipulations ont prouvé leur efficacité il ne faut pas oublier qu’elles ne sont efficaces qu’une fois et une seule. C’est pour cette raison que beaucoup d’entreprises et de blogueurs cherchent à renouveler sans cesse leurs abonnés.

Elles se contentent de vendre un simple produit, et ne proposent aucune valeur auxquelles le consommateur pourrait adhérer, rien qui ne puisse le fidéliser sur le long terme.

La carte de fidélité, la rustine sur un gouffre

Pour créer une relation de « fidélité », les entreprises ont inventé des programmes de fidélité, basés encore une fois sur le volume de consommation.

C’est la technique de la carotte, une manipulation basée sur le nombre d’achats réalisés par le consommateur.

Récompenser le fidèle consommateur : “un suscure”

Mais, ô grande nouveauté, avec la data, l’entreprise sait exactement quels types de produits nous consommons, et nous sommes récompensé par des réductions sur nos marques favorites, telle une image que l’on offre à l’enfant sage.

Si c’est ainsi que les entreprises voient la fidélité, il est aisé de comprendre pourquoi, en interne, comme externe, elles peinent à séduire.

#JeSuisStartUp

La fidélité, ce n’est pas une table de ping-pong et des gros fauteuils pour les salariés, et ce n’est pas une vulgaire carte de traçage à destination de ses clients.

La fidélité se base d’abord sur des valeurs et sur une vision commune du monde qui nous entoure, sur une vision d’avenir de ce monde, et non sur un achat immédiat. Les deux sont-ils incompatibles ? En regardant faire les entreprises, il semblerait bien.

Je comprends le besoin de rentabilité de la marque, mais le chiffre d’affaires doit-il être sa seule raison d’être ? De nombreux livres que j’ai pu lire ces derniers mois me disent que non.

Business et valeurs, les incompatibles ?

Bien au contraire, ils démontrent que défendre et véhiculer des valeurs profondes est un gage de succès. De grandes compagnies s’inscrivent dans cette démarche et sont capables de fidéliser leurs salariés et leurs clients tout en réalisant d’importants chiffres d’affaires.

En tant que blogueur vous pouvez utiliser l’influence, mais demandez-vous pourquoi, est-ce que le produit que vous allez présenter à votre communauté correspond aux valeurs que vous défendez depuis l’ouverture de votre blog, est-ce que l’entreprise représentée par ce produit défend des valeurs communes aux vôtres ?

Affichez votre différence

Plus les valeurs du produit et de l’entreprise seront alignées avec les vôtres, plus le bénéfice sera important pour votre propre communauté, mais également pour vous.

Ne perdez jamais de vue que l’influence n’est ni une technique ni une statistique c’est un lien qui vous unit avec votre communauté.

L’influence au service de vos valeurs est une arme redoutable. Toutefois, si vous n’y croyez pas, vous tomberez aisément dans les techniques de manipulation et ne serez en rien différent de vos concurrents.