ne pas vendre sur internet

Ne pas vendre, c’est bien !

Je ne sais pas combien il en existe réellement, mais ils sont nombreux. Qui ça ? Les « Jean Claude Dusse » entrepreneurs.

Pour celles et ceux qui ignorent qui est Jean Claude Dusse, voici une session de rattrapage.

La réplique est culte. « Oublie que t’as aucune chance, on sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher »

Forcément, quand on attaque la vente avec un tel état d’esprit, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Et c’est surtout du grand n’importe quoi.

J’ai accompagné un paquet d’entrepreneurs dans le blogging, j’ai lu des centaines d’interventions sur Facebook, écouté des dizaines d’entrepreneurs lors de discussions durant les évènements auxquels j’ai participé, en tant que spectateur ou en en tant que conférencier, et la vente, ça fait peur.

Quand il est question de vente, d’argent, il suffit de regarder les yeux des gens pour percevoir un vrai malaise.

Vendre c’est sale ! L’argent, c’est mal !

En premier lieu, parce que nous avons en France une très mauvaise image du vendeur.

Le vendeur, c’est le mec qui ne t’écoute pas et veut te fourguer sa came à tout prix, par tous les moyens.

Tu viens pour acheter un congélo premier prix, et tu repars avec un frigo à 1000 balles qui ressemble à une navette spatiale ! T’as un peu la sensation de t’être fait avoir. Et ça ne te fait pas plaisir.

Ensuite, qui dit vente, dit un bon gros CA. Problème, les riches en France, c’est pas bien vu. Forcément, si t’as de l’oseille, c’est que tu l’as volé aux faibles. Bah oui. C’est logique.

Si t’as de l’oseille, c’est aussi parce que tu magouilles, parce que tu t’enrichis sur le dos de tes clients qui eux bossent dur pour gagner leur misérable salaire.

Et pire encore, si t’as de l’oseille, forcément, t’es un manipulateur, tu profites de la faiblesse des gens, parce que tu sais comment les faire agir !!

  • Le vendeur, c’est un sale type. Point.
  • Et qui veut devenir un sale type ? Personne.

L’entrepreneur ne veut surtout pas salir ses idéaux pour quelques ventes. Alors, comme il doit malgré tout vendre, bah il va comme il peut.

Ce qui nous donne une approche à la Jean Claude Dusse : on sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher… Et manque de pot, ça marche pas.

Du moins, pas assez pour se tirer un salaire à la fin du mois. Mais au moins, l’image est sauve.

Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de payer votre loyer ou vos courses en « image », moi j’ai testé. Bah c’est pas fameux. Le regard de la caissière, c’était quelque chose. L’agent de sécurité s’est fâché tout rouge et le responsable du magasin était prêt à me faire embarquer par les flics.

Tout ce petit monde est revenu à la raison quand j’ai sorti la cb pour régler mes courses. Putain de monde capitaliste. Ils n’ont rien voulu entendre.

Cette mésaventure m’aura fait prendre conscience d’une chose : pas d’oseille à la fin du mois, pas d’aventure entrepreneuriale.

Nous aimerions bien ne pas devoir faire d’efforts pour vendre. Le kiff, c’est l’inbound marketing. On produit du contenu, on se le pose là, l’air de rien, on ajoute un p’tit bouton pour que le lecteur passe à la caisse, et voilà ! NI vu, ni connu. Tranquille !

Et voilà rien. Parce que ça, c’est dans la théorie. Dans les faits, va falloir l’aider le lecteur pour qu’il appuie sur le bouton d’achat le bougre ! Parce qu’il résiste l’animal !!!

Ça ne pourrait pas être simple cette affaire de vente ? Bah non, faut créer la confiance, séduire, et j’en passe…

En même temps, séduire avec une approche à la Jean Claude Dusse, j’aime autant vous dire que c’est pas gagné.

Pour bien vendre, il serait déjà bon d’être à l’aise avec le concept de vente. Ensuite, il serait également d’être à l’aise avec soi-même. Et enfin, être à l’aise avec ce que l’on vend.

En gros, si vous n’êtes pas en confiance avec vous-même, inspirer la confiance, comment vous dire… Dans le genre mission impossible, ça se pose là !

Et vous aurez beau essayer toutes les techniques de vente, rien n’y fera ! Parce que la technique, c’est une chose, le message et la façon dont vous incarnez ledit message en est une autre, et elle compte pour beaucoup dans l’acte d’achat.

Un petit truc en passant comme ça parce que j’y pense en écrivant mon billet, c’est gratos, mais ça vaut de l’or croyez-moi.

La confiance influe directement sur le choix des mots. Le bon mot va déclencher la bonne émotion qui va déclencher l’acte d’achat. Bim !

Donc, si vous êtes en manque de confiance, dans l’urgence, vous allez choisir les mauvais mots. Et les mauvais mots ne vont pas déclencher les bonnes émotions. Ce qui donne… Vous l’aurez compris. Pas de vente. Ou peu de ventes.

Hey ! Rassurez-vous ! Il est tout à fait possible de vendre en restant fidèle à ses propres valeurs, l’idée n’est pas de vendre à n’importe qui et le plus cher possible. Ce n’est pas mon discours, ce ne le sera jamais.

  • Le marketing, ce n’est pas sale.
  • Vendre, ce n’est pas sale.

Vous avez besoin de l’un et de l’autre pour vous payer un salaire à la fin du mois. Vos efforts et votre implication méritent un salaire confortable. Prendre des risques pour ne rien obtenir, c’est frustrant.

Je vous le répète, vous pouvez tout à fait vendre de façon à rester aligné avec vos valeurs. Sur la toile, pas mal de personnes parlent de marketing et vente « éthique ». Ce qui sous-entend que marketing et ventes ne sont pas éthiques.

Non, non, non !!! Le marketing et la vente sont ce que VOUS décidez d’en faire. Ce n’est pas parce qu’ils existent des gens avec peu de scrupules que nous devons les copier ou nous en inspirer ! Surtout pas ! Bien au contraire.

Je ne vous invite à pas à renier vos idéaux, vos valeurs. Je vous invite à en faire votre étendard, à avoir foi dans la vente, dans le marketing, à incarner ce que vous êtes et à le faire savoir.