Comment raconter une bonne Histoire

Ou quand le POURQUOI reprend le pouvoir sur le COMMENT

La plupart des entrepreneurs ou des marques agissent comme des dictateurs. Ils nous disent quoi faire, comment le faire et quand le faire. Est-ce ce vraiment inspirant ? Non, et pourtant, tout ce beau monde s’en donne à cœur joie !

Ils nous récompensent avec des réductions, des cartes de fidélité ou des bonus (qui ne valent pas un clou, raison pour laquelle ils les offrent et ne les vendent pas).

Ces entrepreneurs ne nous inspirent en rien, ils ne donnent aucun sens à nos actes. Ils ne confortent pas nos convictions et nous n’avons aucun mal à nous en séparer.

Du “COMMENT” et des prix

Leur logo, leur communication, rien de tout cela ne nous parle (on est même pas certains que ça leur parle à eux mêmes d’ailleurs) et, pire encore, ne nous raconte rien. Ils ne sont qu’une personne de plus parmi tant d’autres.

Encore une fois, nous sommes face à des simples fabricants, de simples prestataires, qui ne portent aucune vision profonde, qui ne portent aucune conviction, et veulent simplement que nous achetions leurs produits, leurs prestations.

Emotions & Manipulation, quand tu sais pas inspirer

Au-delà des artifices traditionnels, prix et qualité, ils ne nous proposent rien de nouveau, rien de différent. Pour vendre, ils sont donc obligés de faire comme leurs concurrents, utiliser les techniques de manipulation.

En cherchant un peu sur internet, vous trouverez aisément des pages entières qui vous expliqueront comment utiliser et manipuler les émotions des gens pour les pousser à acheter votre produit.

Entrepreneur, t’es là pour vendre, vendre, vendre

Mais vous ne trouverez rien, ou peu de choses sur ce qui pourrait fidéliser vos clients, sur ce qui ferait qu’ils auraient envie de parler de vous, de votre produit.

Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, la plupart des entrepreneurs présents sur la toile pensent qu’ils sont là pour vendre et uniquement vendre. Il n’est pas question d’autre chose que la vente pure et dure. Une fois encore, le « COMMENT » surpasse le « POURQUOI ».

“POURQUOI” j’ai envie d’autre chose

Si je comprends le postulat qui veut qu’une entreprise doit dégager des bénéfices pour perdurer, je ne supporte pas l’idée de rentrer dans ce moule de la vente, et uniquement la vente.

J’ai envie de croire à autre chose, j’ai envie de croire que mon action participe à quelque chose qui me dépasse, quelque chose qui aide mes clients à devenir meilleurs.

J’ai envie de croire que le blog est un outil de liberté, un outil qui aide nos entreprises à diffuser leurs idées, leurs messages.

“POURQUOI” vs opportunité

S’il existe des blogs que je qualifierai d’opportunités du marché, je sais aussi qu’il en existe qui rencontrent un succès mérité, parce que leurs auteurs sont animés par un véritable pourquoi. Ils savent pourquoi ils tiennent un blog, ils n’ont pas besoin d’avoir recours à la manipulation pour toucher le succès et la reconnaissance.

Leurs lecteurs savent eux aussi pourquoi ils suivent ces auteurs, ils savent ce qu’ils vont trouver, ils peuvent s’identifier à quelque chose de fort. Les lecteurs se retrouvent dans ces blogs. C’est ce qui crée le lien et le rend si puissant.

Pourquoi ces blogs fonctionnent ?

Parce qu’ils nous racontent une histoire, quelque chose d’authentique, et si l’un d’eux venait à disparaitre, il ne pourrait être aisément remplacé avant longtemps.

Bien entendu, un blog d’opportunité peut perdurer. Toutefois, son auteur n’est pas animé par une cause, il ne transmet pas une conviction. Il se contente de noircir des pages, de relater des faits, avec distance, ou avec une fausse émotion.

L’auteur hamster et les bénéfices

Pour ces auteurs, tenir un blog réside plus de la logique économique et ne leur procure aucun réel ou profond plaisir, si ce n’est celui d’avoir plus de visiteurs, plus d’abonnés, plus de liens entrants, plus de business.

Mais à un moment, ces auteurs, en manque d’inspiration et de « fibre », doivent faire appel à des rédacteurs externes pour entretenir la machine dans sa quête sans fin. Je vois ces auteurs, ces entrepreneurs, comme des hamsters dans une roue, à courir sans fin, sans but précis, sauf celui de l’appât du gain.

Dans cette catégorie, certains sont plus utiles que d’autres, mais tous leurs auteurs ne sont focalisés que sur une chose : les chiffres.

Voyez l’ironie de la chose

Quitter le monde de l’entreprise et sa pression du résultat, la pression de la rentabilité, des chiffres, pour créer un blog, créer sa propre entreprise, et faire exactement ce qui était reproché à l’entreprise quittée.

Sachant cela, est-il étonnant de voir autant de blog et d’entrepreneurs disparaitre de la toile au bout de quelques mois seulement ?

J’ai des chiffres et des euros, t’es inspirés, hein, pas vrai ?

Il est difficile d’inspirer les gens avec des chiffres. Bien sûr, des promesses d’argent sont de bons renforts, mais ils ne servent pas une cause, et ne crées pas une communauté de gens qui parlent en bien de vous, de votre blog. Et l’usage des chiffres revient à faire usage de la manipulation, il faut convaincre plus qu’inspirer.

On n’inspire pas les gens avec une formation WordPress ou une promesse de gain. Steve Jobs, Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk, ces entrepreneurs peuvent nous inspirer. Nous parlent-ils de gagner de l’argent ? En aucun cas. Ils nous partagent une vision.

Ne pas avoir peur de la critique

Cependant, devant le poids de ces « monstres sacrés », devant les discours chiffrés que nous lisons sur la toile, je comprends qu’il soit difficile pour chacun d’entre nous de définir et diffuser notre vision sans avoir peur de la critique, sans avoir peur d’être ridicule.

J’ai longtemps eu cette peur du ridicule. Ayant grandi en entendant chaque jour que je ne réussirai jamais rien de ma vie, j’ai fini par le croire, et je trouvais ridicule d’essayer de parler de ma vision. Cette posture m’aura rendu triste durant des années. Près de vingt ans, parce que j’avais malgré tout envie d’essayer. Je voulais croire en moi.

Envie de croire

Aujourd’hui, je me suis défait de cela. Et j’ai envie de croire. Envie de croire que dans notre société, internet est formidable outil d’émancipation. J’ai envie de croire que malgré toutes ses imperfections, injustices, inégalités, le statut de micro entrepreneur est une opportunité formidable pour qui se sent l’envie et le courage d’entreprendre.

J’ai envie de croire, et les faits me donnent raison, que le blog et les réseaux sociaux sont des outils puissants pour se montrer, pour communiquer, pour raconter notre histoire, rencontrer notre public, nos futurs clients.

En ce qui me concerne, je n’ai pas envie de vendre de « formations », mais de vendre un état d’esprit qui va impulser le changement en vous, parce que vous avez le désir de changer, de réaliser votre plein potentiel.

Votre persévérance, votre pourquoi

Au fond de vous se cache un pourquoi, et si vous lisez ces lignes, sans doute est-ce parce que vous avez un blog, ou que vous souhaitez en ouvrir un. Ce désir est l’expression de votre « pourquoi », de votre volonté de changer quelque chose en vous, de votre volonté de propager une idée autour de vous.

Ce désir s’est forgé dans votre propre histoire, votre parcours, dans vos joies et vos peines, dans vos victoires. Et malgré les défaites, vous avez encore envie d’y croire.

L’Histoire, la rentabilité, la fidélité

Nous avons toutes et tous une Histoire à raconter, des idées à propager. Les histoires sont importantes. Dans le temps, une « bonne histoire », une histoire authentique, sera bien plus profitable et rentable que la manipulation.

L’Histoire influence et inspire. Alors que la manipulation nous fait croire, nous ment. Si la manipulation peut nous donner de l’énergie, elle est comme une pile bas de gamme qui se vide et s’éteint rapidement.

Pourquoi les histoires sont-elles importantes

Comme d’autres l’ont déjà mentionné avant moi, nous n’agissons pas pour satisfaire nos besoins, mais nous agissons bien pour satisfaire nos désirs, pour nous sentir bien, pour nous sentir libres.

Nous faisons de nos désirs des besoins. Nous croyons ce que nous voulons croire et une fois que nous le croyons, cela devient vrai. Partant de là, il en découle naturellement que tout consommateur possède une vision du monde, une vision qui lui est propre et qui influe sur sa perception du produit que nous souhaitons lui vendre.

Cette perception altère la compréhension de ce que vous dites ou ce que vous faites. Il faut donc faire en sorte que votre message cadre avec la vision du monde que porte cette personne. Ce qui ne revient pas à changer la nature ou le sens de votre histoire, de votre message, mais à mieux choisir vos mots.

Lorsque vous allez vendre votre produit vous allez devenir un marketeur, et pour être un bon marketer vous ne devez pas essayer de modifier la vision du monde qu’on vos prospects. Vous devez vous inscrire dans leur cadre de pensée, dans leur vision du monde.

Ce que vous devez savoir sur la « vision du monde »

  • Une vision du monde ne représente pas ce que nous sommes, mais ce que nous croyons.
  • Une vision du monde n’est pas figée.
  • Elle correspond à ce que le consommateur croit à l’instant T.
  • Une vision du monde du monde concerne un segment de marché (marché de niche)
  • La vision du monde est le prisme au travers duquel nous examinons les décisions que nous devons prendre.

Chaque personne, chaque groupe, veut entendre quelque chose qui conforte sa vision, les gens ne supportent pas la vérité, sauf si elle sert la vision qu’ils se font du monde. Toutefois, je le répète, vous ne devez pas changer la nature de votre message, cela reviendrait à mentir, ce qui n’est pas l’objectif.

Le web regorge suffisamment de menteurs et je doute, si vous me suivez, que mentir pour vendre soit votre ambition.

Il est important de respecter votre vision et celles de vos prospects. Votre message ne doit pas entrer en confrontation avec cette vision qu’il porte.

Sachez que les humains sont capables de former des jugements complexes en quelques secondes, ils ne reviennent que rarement sur les conclusions qu’ils ont tirées. Et s’ils sentent que vous leur mentez, il vous sera difficile de les faire changer d’avis.

À ce titre, les jugements instantanés ont énormément de poids

  • Nous faisons tout pour confirmer ces jugements.
  • Nous confirmons nos jugements en en parlant autour de nous.

Pour toucher notre public, nous devons raconter l’histoire de notre entreprise. Une histoire qui doit expliquer pourquoi l’entreprise existe.

En tant que consommateurs, nous n’achetons pas des faits, des caractéristiques, nous achetons l’histoire du produit ou de l’entreprise. Les faits n’ont aucune importance. Qu’un produit soit plus ceci ou plus cela importe peu, seul compte ce que le consommateur a envie de croire et ce qu’il croit.

Regardez comme aujourd’hui les publicités nous racontent des histoires. Elles nous parlent de bio, de respect de l’environnement, elles nous parlent de la protection de nos proches, de nos enfants, d’un avenir meilleur.

Nous n’avons aucun moyen tangible de vérifier la véracité de ce qui est avancé, mais nous avons d’y croire, nous avons d’adhérer à certaines de ces valeurs qui nous sont proposées par les marques.

Les bonnes histoires sont vraies non parce qu’elles sont factuelles, mais parce qu’elles sont cohérentes et authentiques elles sont fiables.

Les besoins sont rationnels et objectifs, les désirs sont irrationnels et subjectif ils font appel à nos émotions. La rentabilité des entreprises repose sur la satisfaction des désirs.

Les belles histoires véhiculent une promesse

  • Le plaisir,
  • La prospérité,
  • La sécurité,
  • L’efficacité.

Une bonne histoire est subtile, captivante, fait appel au sens, ne s’adresse pas à tout le monde, ne se contredit pas, elle coïncide avec notre vision du monde, elle nous conforte dans ce que nous croyons, elle nous rassure et nous convainc de notre intelligence, elle nous prouve que nous avons toujours eu raison de penser ce que nous pensons, de croire ce quoi nous croyons.

Les Histoires, nos croyances, nos désirs

Nos croyances irrationnelles font partie intégrante des qualités supposées du produit, elles améliorent le produit que nous vendons. Nous transférons nos croyances sur le produit.

De fait vous ne pouvez plus vous contenter d’un message simplement publicitaire, vous devez raconter et incarner une histoire.

La bonne question

Votre croissance commence par vous poser les bonnes questions, des questions sur l’histoire que vous allez raconter, et non des questions sur le produit que vous allez vendre.

Vous ne devez pas copier la concurrence. Vouloir persuader une personne de changer de camp revient à lui dire qu’elle s’est trompée, et les gens ont horreur d’admettre qu’ils ont tort.

Ne Critiquez pas, changez ce qui est important

Proposer une autre histoire, différente, plus importante que celle qu’il croyait être juste. C’est là que votre « POURQUOI » va vous aider. Vous allez raconter quelque chose de différent, avec vos mots, votre sensibilité, vos tripes.

En choisissant bien vos mots, vous allez attirer l’attention des gens sur quelque chose de nouveau, sur quelque chose qui sera plus important pour eux, parce que vous portez attention à vos lecteurs. Et pour tout à chacun, il est important de se sentir important.